Simetierre (M. Lambert, 1989)


Si tu es un lecteur assidu de ce blog, tu as probablement déjà lu ma chronique sur le roman de Stephen King qui porte le même nom. Si ce n'est pas encore le cas arrêtes-toi tout de suite et va lire cet article et au passage le reste de ce formidable blog qu'est Zombivalence.

Simetierre est un film réalisé par une nana qui a surtout l'habitude de faire les clips de Madonna. Ne cherches pas le rapport, il n'y en a pas. L'histoire est la même que celle du film, à quelques détails près, mais pour les fracassés du bulbes, je vais récapituler, parce que je suis soucieuse de ton confort, lecteur, mais aussi pour remplir un peu ma chronique : C'est l'histoire de la famille Creed, qui emménage dans une nouvelle maison, entourée d'un cimetière pour animaux et d'une route fréquentée par des camions qui roulent trop vite. Tu te dis que ça craint, lecteur, et tu as bien raison. La famille Creed, si paisible avec une vie trop parfaite va vivre un terrible cauchemar.

Victor, un mec qui a quelque chose dans la tête... et qui le montre

Déjà, l'introduction met dans l'ambiance : une petite visite du cimetière pour animaux avec lecture des épitaphes, puis gros plan d'un camion qui klaxonne (dans les films, les camions klaxonnent toujours). Le ton est donné. L'arrivée de la famille Creed dans le film est très fidèle à celle du livre : même cadre, même ambiance, la gamine, Ellen, est aussi chiante et on parle déjà du petit chemin qui mène au cimetière des animaux qui lui-même mène au cimetière Indien. Le soucis c'est qu'on passe d'une scène à l'autre et à mon avis, si on a pas lu le livre avant, parfois on peut pas trop trop capter le pourquoi du comment qu'on passe si vite de ça à ça. Ma phrase n'est pas claire, je le conçois mais c'est pour dire que la scène de Victor (celle où il est encore « vivant ») est bâclée est du coup c'est frustrant.

L'amour rend aveugle... au sens propre.

Le rythme est lent jusqu'à la mort de Church, où ça commence à se gâter, en revanche, les dialogues ne sont pas désuets, surtout grâce à la petite fille qui, même si elle reste chiante, a des question sur la mort très intéressantes, sur ce qu'i les passe quand on est mort, et « pourquoi ? » et « comment ? » et « je veux pas que mon chat soit mort ». Notons que le personnage d'Ellen est très intéressant mais pas du tout prise au sérieux par les adultes, autant dans le film que dans le livre, or c'est dommage car elle les aurait bien aidés sur le coup.

Les effets spéciaux sont bien kitschs aussi, mais c'est normal, on est en 89 (big up) et dans les années 80, le kitsch est une religion. Les décors ne sont pas tip-top non plus, on reste dans le très basique, sauf pour le cimetière Indien, peu détaillé dans le livre et pourtant grandiose dans le film. De nombreux flash back mettent un peu de piment dans la vie parfaite des Creed, notamment celui sur Zelda, qui fait bien froid dans le dos tellement elle est vilaine et pas belle.

Le film joue beaucoup sur deux émotions : la tristesse et l'angoisse. La famille Creed vit une atroce expérience et la mort du petit Gage est poignante (j'ai chouiné), mais je ne peux que déplorer le fait que la douleur des parents est mal retranscrite dans le film. Pareil pour la toute fin, les parents imaginent qu'ils retrouvent leur bébé sans se douter qu'il s'agit d'un affreux zonzon sadique qui fait penser à Chucky (et j'aime pas trop penser à Chucky). Évidemment, j'ai chouiné encore deux fois (et presque pleuré à la mort du chat, les bêtes ça me touche (au sens figuré)).

Bref, le film est pas mal mais le livre et archi-mieux.

2 commentaires:

  1. J'ai adoré le livre. Mais toujours pas vu le film. La honte...

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  2. Mais non, pas la honte... c'est juste infâme ! hisssss !

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